Ses dispartions successives


 
 
 
 



 

 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
























 
 
 
 
 
 
 
 
 


 

 

 

 

 

 

 










Ses disparitions successives

 

Comme on verrait une fois les paupières closes.

Ou bien au bout d’un long voir, « jusqu’à son propre aveuglement ».

Une errance faite d’éblouissements, d’images impressionnistes, pictorialistes. Visions parfois au seuil de l’abstraction - mélange de matière minérale, du grain de la pellicule et de pixels.

Recomposition d’un espace imaginaire oscillant entre minéralité et végétalité, des fragments originaires : eau, ciel, roche.

Une dérive rythmée par de longues promenades solitaires et intuitives, aux prises avec les éléments, les phénomènes : soleil, pluie, rafales de vent, lumières et couleurs changeantes.

De long en large.

Tout au long au bout les rochers noirs.

Pérégrinations contraintes par le rythme des marées - il faut attendre que la mer se retire. Marchant tantôt sur le sable des plages, tantôt empruntant des chemins de traverses sur les collines que forment les falaises argileuses, boueuses et calcaires ; parmi une végétation sauvage – comme un arrière-pays.

L’horizon, la mer, apparaissant - disparaissant, mais le bruit de son flot continu, rappelle sans cesse sa présence.

 

 

« Vous regarderez ce que vous voyez. Mais vous le regarderez absolument. Vous essaierez de le regarder jusqu’à l’extinction de votre regard, jusqu’à son propre aveuglement et à travers celui-ci vous devrez essayer encore de regarder. Jusqu’à la fin. Vous me demandez : Regarder quoi ? Je dis, eh bien, je dis la mer, oui ce mot, devant vous, ces murs devant la mer, ses disparitions successives, ce chien, ce littoral, cet oiseau sous le vent atlantique. » (…)

La mer est à votre gauche en ce moment. Vous entendez sa rumeur mêlée à celle du vent.

Dans de longues portées elle avance vers vous, vers les collines de la côte. »

Marguerite Duras, L’Homme atlantique

 

 

Estrait d'un travail réalisé dans le cadre de la résidence Tremplin Jeunes Talents, Festival Planches -s- Contact, Deauville. 2020.

Sous la direction artistique de Laura Serani.


 

 






Photographies
Prises de vue argentique sur pellicules 135 mm,
Tirages numériques, jet d’encre pigmentaire sur papier fine art baryté.réalisés sous le contrôle de l’artiste Tirages de 90x60 cm / 60x40 cm / 30x20 cm / 150x100 cm
Contrecollage + Encadrement en bois wengué+ Verre anti UV et anti reflet + Rehausse
Chaque tirage est  signé et numéroté à 10 exemplaires + 2 Epreuves d’artiste