sans-titre - travail en cours


























































Dans ce corpus, composé de visions du quotidien, il n’y a pas de sujet remarquable : je photographie ce qui m’entoure, « des instants flottants », les personnes, les situations, les choses de mon environnement proche; souvent de manière spontanée, avec empathie. Il ne s’agit pas ici d’un journal intime, ou de témoignage, ni de la description des événements de ma vie – ainsi les images ne sont pas circonstanciées. Le travail photographique transforme en personnages, figures, motifs, même si bien sûr la dimension autobiographique y est toujours subtilement présente. On y retrouve les motifs que je chéris et qui m’obsèdent, que j’assemble dans un système d’équivalence : la lumière, les arbres, les animaux, les corps, les chose mortes et abandonnés, la vie, avec ses moments de fêtes, de vacances et d’épiphanies, de solitude aussi. Je tente de parler de la fragilité de l’existence et de donner naissance à des photographies atemporelles et parfois mystérieuses.
Il y a dans ce que je donne à voir avant tout l’amorce d’une danse, d’une chorégraphie de gestes, de postures, d’attitudes, des manières de se tenir et de se mouvoir. Les éléments photographiés sont appréhendés comme une sculpture jouant avec le cadre, l’envahissant. Je me rapproche de la danse et de la performance, de l’étude des habitudes, gestes, coutumes, rites  ancestraux qui pénètrent les inconscients et se répètent.
Je privilégie des images en monochrome gris, dans lesquelles se donnerait à voir une large gamme de gris afin d’en explorer la palette, quitter les noir et blanc très contrastés.