Rassembler des textes fragmentaires, des écrits dispersés.
Des
captures vidéo - presque des images secondes - montrent un geste simple et
répétitif : manipuler une grande feuille blanche.
À s’y méprendre, elle pourrait sembler vierge. Elle ne l’est pas. Elle est un
lieu de montage fragile, précaire, où se déposent des fragments de textes —
collés, juxtaposés, déplacés.
Le
texte devient image.
Il s’inscrit dans l’image, en fait partie intégrante, en déplace la lecture.
Les images fixes s’animent.
Écrire
relève ici d’une tentative, toujours instable.
Quelque chose apparaît, sans jamais se fixer.
Les
mots surgissent,
tandis que je disparais.
L’installation
vidéo se prolonge dans un livre d’artiste, où des fragments d’images-textes se
répètent, se déplacent, se transforment dans le temps du livre.
La lecture y est discontinue, faite de reprises et de variations.
Il
ne s’agit pas de recomposer une continuité, mais de rester au plus près de ce
qui persiste sous forme de restes.
Maintenir ce qui demeure fragile
